Des faits qui font peur

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Facts aren’t something we need to believe to make them true — we treat them as optional at our peril. And if we’re the president of the United States, we do so at the peril of not just ourselves but the hundreds of millions of people we’re responsible for.”

 

La citation est de Katharine Hayhoe, qui est directrice du Centre des sciences du climat au Texas Tech University. Elle fait suite au commentaire récent de celui qui a avoué faire partie d’un club sélect de personnes possédant un très haut niveau d’intelligence, mais qui ne croit pas que les changements climatiques soient un sujet prioritaire; pas plus qu’il ne croit que les changements climatiques soient le résultat de l’intervention humaine. Je parle bien sûr du président des États-Unis, tel que rapporté par cet article récent du Washington Post.

Ce commentaire de Trump a été donné dans la foulée du récent rapport publié par le gouvernement américain résumant les observations et recommandations d’une douzaine d’agences gouvernementales, dont la NASA, décrivant les impacts négatifs, présents et à venir, causés par le réchauffement climatique à travers le pays. Et proclamant du même coup l’urgence d’agir avant qu’il ne soit trop tard.

Nous vivons à un drôle d’époque. Une époque où à peu près n’importe qui peut prétendre n’importe quoi pour faire valoir n’importe quelle idiotie, ou défendre n’importe quel agenda politique. Le cas de la question des changements climatiques est patent. Ce qui devrait constituer une cause commune engageant toutes les forces politiques de la planète, demeure trop souvent un sujet de conversation quasi mondain où il se dit à peu près n’importe quoi. Dans les médias américains, par exemple, on applique souvent une notion d’équivalence entre des opinions divergentes, question de favoriser un soi-disant débat équilibré entre les tenants d’opinions distinctes. Mais dans le cas des changements climatiques on fait carrément fausse route, car on met en opposition des choses qui ne sont pas équivalentes en soi. D’un côté vous avez un quasi consensus de la communauté scientifique (tel qu’en fait foi un récent rapport de la NASA qui indique que 97% de la communauté scientifique considère que les changements climatiques sont réels et bel et bien causés par l’intervention humaine); et de l’autre, vous avez des experts en communication qui préfèrent faire référence à une récente vague de froid dans une certaine partie du globe (en l’occurrence, l’est du continent américain) pour tenter de justifier leurs positions non factuelles et intenables, alors que le reste de la planète enregistre des températures plus élevées que la normale; ou encore vous avez de ces gens qui, sans trop savoir pourquoi, ont besoin de dire qu’ils sont extrêmement intelligents, sans pourtant être capables de présenter des faits en soutenance à leur thèse, seulement des opinions basées sur leurs convictions les plus intimes.

Tiens donc: on applaudit les scientifiques de la NASA quand ils réussissent à faire atterrir un robot sur Mars, mais on les dénigre quand vient le temps de parler des changements climatiques! C’est fou mais moi, j’ai tendance à faire confiance aux gens de la NASA pour ce qui est de mon avenir et celui de mes enfants.

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